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Eau du Grand Lyon roi de « la vanne »

Un chantier exceptionnel vient d'être réalisé sur le captage principal de la métropole de Lyon. Retour sur les faits. Ce jour-là, c'est l'effervescence sur le captage : il s'agit de renouveler une vanne de deux mètres de diamètre ! Il faut préciser que c'est l'une des plus grandes vannes de l'agglomération ! Il est donc manifeste que ce type de chantier ne se réalise pas tous les jours !
Pour corser le tout, ce diamètre exceptionnel n'est pas la seule difficulté de ce gigantesque chantier. Un autre obstacle se présente devant les techniciens et pas des moindre : il est tout simplement impératif de stopper complètement l'usine qui alimente en eau potable une grande partie de l'agglomération lyonnaise et cela pendant toute la durée de l'intervention ! Pour suppléer cette usine de production, il faut « jouer » avec les interconnexions principales sur le réseau d'eau, remplir au maximum les réservoirs, faire appel à deux captages périphériques. Il est également nécessaire de se coordonner avec les autres services Eau du Grand Lyon. En effet, pour la réussite de l'opération, il est primordial de suspendre les arrêts d'eau et les travaux sur les conduites principales du réseau mais aussi les lavages des réservoirs. Les techniciens sont sous «pression». Tous savent que, malgré toutes ces préparations, l'autonomie en eau ne peut pas dépasser plus de 20 h. Le moindre incident peut-être vite lourd de conséquences. Pour gagner du temps, les vidanges, qui peuvent prendre plusieurs heures sur ce type de canalisation, ont été effectuées la veille du chantier. Même si une répétition globale «grandeur nature» de l'ensemble des manœuvres a été réalisée quelques semaines avant l'intervention, le personnel est bien conscient qu'il n'a pas droit à l'erreur !
Tout est prêt. Top départ, le compte à rebours est lancé ! Les techniciens descendent dans la fosse avec leur équipement de protection. Sans attendre ils s'attellent au démontage de l'ancienne vanne. Chaque boulon est déposé minutieusement et il y en a 100 ! Les minutes s'écoulent, un à un les écrous sont retirés, on arrive enfin au dernier. Après avoir ôté les 100 écrous et boulons, la vanne défectueuse peut sortir, aidée de quatre vérins hydrauliques, de son logement puis de sa fosse (chambre de vanne pour les initiés) où elle était installée depuis plus de 40 ans. Elle s'élève enfin dans les airs par l'intermédiaire d'une grue gigantesque. C'est ensuite au tour de la nouvelle vanne, toute de bleu vêtue, de prendre son envol puis de redescendre dans le trou pour être installée, méticuleusement, centimètre par centimètre, dans l'espace laissé vacant. A cette étape, le plus difficile est d'aligner parfaitement les 100 trous de la bride de la canalisation à ceux de la nouvelle vanne et des deux joints. Chaque minute compte, « à gauche, plus à droite, monte légèrement, redescends, encore un peu, stop, ». « Tout est ok » crie tout d'un coup un agent, le pouce en l'air, au grutier ! Les premiers boulons peuvent être posés, un à un, pour être immédiatement serrés par des écrous à l'aide d'une visseuse pneumatique appelée boulonneuse.
Victoire, le dernier écrou vient d'être serré ! Il ne reste plus qu'à réaliser le nettoyage de la canalisation avant de la remettre en eau. Dernière phase, qui au vu du diamètre et du volume de la canalisation, va durer plus de trois heures.
Au final, grâce à une très bonne préparation en amont et à l'efficacité des intervenants, le chantier n'aura duré que huit heures.
25 Septembre 2019 Publié dans Newsletter